Raid Pallas 2024
Jeudi 7 mars Vuontisjärvi - Enontekio :
Il faut maintenant aller rechercher la voiture stationnée à Enontekio. Je pourrais prendre le bus qui passe devant l'hébergement à 13h10 (le même que nous devions prendre l'autre jour !) mais depuis le début de ce raid, l'idée d'aller la rechercher à ski me trotte dans la tête.
Je suis en forme, j'ai envie de skier et la météo s'annonce encore très belle. Mon matériel de skating étant dans la voiture, je ne peux même pas occuper la matinée à skier sur les pistes de fond aux alentours...
Sylvie souhaitant une journée de repos pleine et entière, je n'ai pas de scrupules à la laisser seule : j'irai donc rechercher la voiture à ski et referai donc en sens inverse une partie de l'itinéraire que nous venons de faire.
C'est un challenge qui me motive et à 07h15, skis de rando aux pieds, je m'élance en direction du nord, sur les pistes de fond qui devraient m’amener jusque Hannukuru où nous étions passés en début de troisième étape (évidemment, je ne refais pas la boucle sud passant par Pallas).
Je ne rencontre personne sur les pistes de fond à cette heure et il est à peine neuf heures lorsque j’arrive à Hannukuru où je rejoins notre itinéraire passé. La place est calme, personne n'est encore en route.
Pour gagner du temps, je ne suis pas l'itinéraire off-road comme nous l'avions fait à l'aller mais le classique.
Je repasse donc dans le vallon qui m’avait marqué en 2017 car j’y avais subi un fort vent de face ; aujourd’hui encore, le vent est assez conséquent.
A chaque passage de refuge, j'envoie un SMS à Sylvie pour l'informer de ma progression.
A onze heures, peu après avoir passé Sioskuru, je m’offre une collation et annonce à Sylvie que comme il fait très beau et que les 24 kilomètres passés ne m'ont pas éprouvés, je vais repasser par le sommet du Pyhäkero que nous avions fait dans les nuages.
Avant d'attaquer l'ascension je me dirige vers une combe qui était interdite en 2017 à cause du danger d'avalanche.
Cette fois, pas d’interdiction mais seulement un signalement du danger : effectivement, les corniches ont tendance à s'effondrer !
Au sommet (723m), je profite d'une vue à 360° et regrette de ne pas être en mesure d’identifier les tunturis visibles au loin.
Vient ensuite le moment de piquer vers le refuge où nous avions dormi la première nuit.
Sans pulka, la descente est relativement aisée bien que dans le bas, la neige porte très moyennement. A l’aller, l'option que nous avions prise d’avancer par la piste de fond pour gagner en douceur un peu d’altitude nous a certainement évité de galérer et était donc un bon choix !
A treize heures, je me fais un repas chaud dans le refuge puis descends à Enontekio par la piste de motoneige où j'arrive à 14h00 au terme d'une étape de 38 km.
Je suis vraiment heureux car j'ai bien géré le mix entre l'effort et le plaisir de l'itinéraire. De ce fait, à aucun moment je ne me suis mis dans le rouge ; je n'ai éprouvé aucune lassitude ni solitude.
Je fais quelques courses au K-Market puis effectue les 62 kilomètres de route pour rentrer auprès de Sylvie. Après un goûter et le sauna nous dégustons une bonne bière achetée au supermarché.
Longueur étape
38
Durée de l'étape
7h15
Durée hors pauses
5h35
Dénivelé positif
645 Altitude de départ
270
Altitude maxi
710
Altitude d'arrivée
300
Dénivelé négatif
615
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Dernière modification le 30/05/2024 |