Voyage en Laponie Finlandaise

Raid dans le parc national Uhro Kekkonen


Vendredi 18 mars : Tuiskukuru - Luirojarvi (Carte)

Notre "alcoolite" couché depuis 18h se lève dès 5h : on pouvait s'en douter !
Il s'excuse pour son comportement de la veille mais nous tient quand même des propos du style : "Je paie des impôts et vous profitez du bois et des refuges gratuits."
Que répondre à cela ? J'avoue avoir manqué de répartie : j'aurais dû lui filer dix euros ou mieux, lui dire qu'il devrait en être fier et que c'est un exemple que les autres pays devraient suivrent...

Bref à 9h, nous partons peaux sous les skis afin de gravir dans de bonnes conditions les cent mètres de dénivelés du début de parcours.

 

Après deux kilomètres, nous sommes sur le plateau. C'est le moment que choisi Taïga pour déclencher une grève surprise. Bien que ne semblant ni fatiguée ni souffrante, elle s'allonge en travers de la trace et décide de ne plus bouger.
Je parviens à la déloger mais elle recommence quelques mètres plus loin.
Je me vois dans l'obligation d'appeler le CRS avec son bâton de ski.
Nous repartons à un bon train durant cinq cents mètres puis elle réinstalle son piquet de grève !
La médiatrice prend alors le relais. Mais c'est usant et Sylvie le paie peu de temps après par un gros coup de blues : fatigue cumulée, gestion difficile des chiens depuis le départ du raid, mauvaise soirée et mauvaise nuit au refuge précédent, questionnements sur la suite à donner au raid.


Nous arrivons au gros refuge de Luirojarvi à 11h30. Avec ces péripéties, j'estime que nous n'avons pas trainé mais je sens que Sylvie est en train de craquer. Nous pensions continuer jusque Hamaskuru treize kilomètres plus loin mais le panneau qui en indique seize se charge d'achever son moral.









Depuis le début ces fichus panneaux indiquent toujours d'avantage que notre plan !!!

Je propose de prendre notre déjeuner et d'aviser ensuite.




Pour cela, je pars faire une petite reco de quatre kilomètres pendant que Sylvie fait le point dans sa tête.
A peine cinq cents mètres plus loin, je trouve un refuge beaucoup plus charmant : Le Rajan Kämppä.


J'avance plus loin pour confirmer que la piste est bonne, mais aussi parce que cette montagne plantée devant moi m'attire. C'est le Sokosti, point culminant du parc à 718 mètres (le lac étant à 282).

De retour, je fais un rapide compte rendu à Sylvie : "pas de problème pour la piste et au cas où, il y a une cabane sympa où on sera mieux si on décide de rester."
Elle m'avoue son désarrois qu'elle ne sait expliquer. Elle ne se sent pas de repartir pour seize kimolètres aujourd'hui... et peut-être même demain...
Cela contrarie mes plans et je m'étonne de trouver les mots pour la réconforter, pour lui dire qu'il n'y a pas de problème à arrêter là pour aujourd'hui et étudier les itinéraires possibles pour un retour prématuré si elle ne se sent pas de poursuivre demain.

Je m'étais dis que si on restait ici, j'irais faire le sommet, mais avec tout ça, il est déjà 16 heures. Il est donc préférable de renoncer à celà aussi.

 

Après la "corvée" d'eau, je me contenterai d'un tour de lac à la tombée de la nuit (4 km) pendant que ma petite femme installée dans le petit refuge nous prépare une tournée de crêpes. Il est vrai que nous sommes un peu chargés, mais une soirée crêpes (à la confiture maison, au miel et au génépi) en amoureux dans un petit refuge ça n'a pas de prix et ça remonte le moral !!!
 
 

Longueur étape 9 Durée de l'étape 2h25 Durée hors pauses 2h00 Dénivelé positif +155
Altitude de départ 285 Altitude maxi 400 Altitude d'arrivée 285 Dénivelé négatif -155


 

    Dernière modification le 31/03/2011

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